La pénurie qui reste bien réelle en 2026
Le marché vaudois du logement demeure sous pression. Selon les résultats provisoires publiés par Statistique Vaud le 14 juillet 2026, le canton comptait 3’907 logements vacants au 1er juin. Le taux de vacance s’établit à seulement 0,87 %, confirmant une situation tendue pour les locataires comme pour les propriétaires et les bailleurs.
Un taux de vacance toujours inférieur au seuil d’équilibre
Le taux de logements vacants mesure la part des logements proposés à la location ou à la vente qui sont inoccupés à une date donnée. Il donne une indication utile sur le rapport entre l’offre disponible et l’ensemble du parc immobilier.
Au 1er juin 2026, 3’907 logements étaient annoncés vacants dans le canton de Vaud. Parmi eux, 1’172 étaient exclusivement proposés à la vente, tandis que 2’735 étaient disponibles à la location ou simultanément sur les marchés de la location et de la vente.
Le taux de vacance provisoire atteint ainsi 0,87 %. Il recule de 0,02 point de pourcentage par rapport à l’année précédente. Statistique Vaud précise qu’il est d’usage de considérer le marché comme équilibré lorsque ce taux atteint 1,5 %. Le canton demeure en dessous de ce niveau depuis 1999.
Il faut toutefois interpréter ce taux avec précision. Le résultat publié en juillet est provisoire, car son calcul repose encore sur le parc de logements arrêté au 31 décembre 2024. Le taux définitif sera communiqué après consolidation des données par l’Office fédéral de la statistique.
Peu de changement en volume, mais une tension persistante
Le canton compte seulement 25 logements vacants de moins que l’année précédente. Cette différence paraît modeste : elle comprend une diminution de 24 objets disponibles à la location ou sur les deux marchés et d’un objet destiné exclusivement à la vente.
Cette relative stabilité ne signifie donc pas que le marché se détend. Avec un taux de 0,87 %, l’offre reste nettement inférieure au niveau habituellement associé à un marché équilibré. Les ménages à la recherche d’un logement continuent ainsi d’évoluer dans un environnement où le choix est limité.
La typologie des logements disponibles mérite également l’attention. Les trois-pièces représentent la catégorie la plus nombreuse, avec 1’043 objets vacants, devant les quatre-pièces, au nombre de 840. Par rapport à l’année précédente, le nombre de logements vacants diminue dans les catégories de quatre pièces et plus, mais augmente pour les logements de trois pièces ou moins.
Pour les familles recherchant un grand logement, cette évolution peut rendre les démarches encore plus difficiles. Pour les propriétaires, elle souligne l’importance d’examiner la demande selon la taille et la localisation du bien, plutôt que de s’appuyer uniquement sur la moyenne cantonale.
Lausanne reste dans un marché tendu
Les résultats varient sensiblement selon les districts. Le taux le plus faible est observé dans le district de Lavaux-Oron, avec 0,64 %. Le district de la Broye-Vully affiche le taux le plus élevé, à 1,35 %, mais demeure lui aussi sous le seuil indicatif de 1,5 %.
Dans le district de Lausanne, le taux de vacance est annoncé comme stable par rapport à 2025. Cette stabilité ne doit pas être assimilée à un retour à l’équilibre : elle signifie avant tout que la situation n’a pas connu d’amélioration marquée en une année.
L’Ouest lausannois suit une évolution différente. Son taux passe de 0,47 % à 0,67 %, avec 98 logements vacants supplémentaires. Même après cette augmentation, le marché y reste très tendu.
Ces écarts montrent pourquoi une analyse immobilière doit être locale. La situation peut varier d’un district à l’autre, mais aussi d’une commune, d’un quartier ou d’une catégorie de logement à l’autre.
Quelles conséquences pour les propriétaires et les bailleurs ?
Dans un marché caractérisé par une faible vacance, un logement correctement entretenu, présenté et positionné devrait en principe susciter de l’intérêt. Cela ne garantit toutefois ni une relocation immédiate ni l’absence de risque.
Les propriétaires ont intérêt à préparer suffisamment tôt les changements de locataire. Il convient notamment de planifier l’état des lieux, les éventuels travaux de remise en état, la collecte des documents nécessaires et la commercialisation du bien. Une transition organisée permet de limiter la période pendant laquelle le logement ne génère aucun revenu.
La tension du marché ne dispense pas non plus de fixer le loyer et de conduire la procédure de relocation conformément au droit applicable. Le taux de vacance cantonal est un indicateur statistique : il ne crée pas, à lui seul, un droit d’augmenter le loyer et ne remplace pas l’analyse juridique du contrat, des travaux réalisés ou des règles cantonales applicables. Toute modification sensible devrait être vérifiée au cas par cas.
Enfin, la demande ne doit pas conduire à négliger la sélection des dossiers. Une gérance professionnelle doit appliquer des critères cohérents, documentés et non discriminatoires, tout en examinant la solvabilité et l’adéquation du logement aux besoins du ménage.
Et pour les copropriétaires de PPE ?
Pour une copropriété par étages, la pénurie peut soutenir l’attractivité des appartements bien situés et entretenus. Elle ne doit cependant pas retarder les décisions relatives à la conservation de l’immeuble.
Une PPE gagne à anticiper les travaux sur l’enveloppe du bâtiment, les installations techniques, les espaces communs et l’efficacité énergétique. Un fonds de rénovation correctement planifié et une documentation claire des décisions facilitent la gestion à long terme et contribuent à préserver la valeur des lots.
Lorsqu’un appartement est destiné à la location, il faut également coordonner les responsabilités du copropriétaire bailleur avec celles de la PPE. Les interventions dans les parties communes ou touchant la structure du bâtiment nécessitent généralement une vérification préalable des règles de la copropriété et des autorisations requises.
Une gestion rigoureuse reste essentielle
Les chiffres publiés en juillet 2026 confirment que la pénurie de logements persiste dans le canton de Vaud. Pour les locataires, elle se traduit par un choix restreint et une recherche souvent exigeante. Pour les propriétaires et les copropriétaires, elle renforce l’importance d’une gestion prévoyante, transparente et conforme au cadre légal.
Dans ce contexte, une gérance de proximité peut accompagner la préparation des relocations, le suivi technique des immeubles, les relations avec les locataires et la planification des décisions de PPE. La tension du marché ne remplace jamais une bonne gestion : elle la rend au contraire encore plus nécessaire.
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Mot-clé principal proposé : taux de logements vacants Vaud 2026
Source utilisée
Note de vérification : les taux annoncés sont provisoires. Les résultats définitifs seront établis après réception du parc de logements consolidé par l’Office fédéral de la statistique.