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Visite d’un appartement locatif lumineux à Lausanne avec une gérante immobilière

Immo-Barometer 2026 : ce que les attentes des locataires révèlent aux propriétaires

Publié en français par le SVIT Romandie le 22 octobre 2026, l’Immo-Barometer 2026 examine la satisfaction résidentielle et les attentes de la population suisse. Ses résultats offrent aux propriétaires et bailleurs des repères utiles pour préserver l’attractivité de leurs logements et orienter leurs investissements.

Une satisfaction élevée, malgré un marché tendu

L’Immo-Barometer est une enquête nationale réalisée par Wüest Partner avec le soutien du SVIT Suisse et de la Société suisse des propriétaires fonciers, HEV Suisse. Conduite depuis 1988, elle porte notamment sur la satisfaction à l’égard du logement, les besoins résidentiels et les intentions de déménagement.

L’édition 2026 indique que 92 % des locataires interrogés se plaisent dans leur logement actuel : 47,6 % s’y sentent « très bien » et 44,4 % « plutôt bien ». Seuls 8 % expriment un avis moins favorable.

Cette satisfaction générale ne signifie toutefois pas que les ménages souhaitent nécessairement rester durablement dans leur logement. Selon l’étude, 23,4 % des locataires envisagent de déménager rapidement ou restent attentifs aux offres disponibles. Le marché présente donc une situation contrastée : les occupants sont globalement satisfaits, mais près d’un locataire sur quatre pourrait changer de logement si une solution mieux adaptée se présentait.

L’enquête étant nationale, ses résultats ne constituent pas une statistique propre au canton de Vaud ou à Lausanne. Ils permettent néanmoins de comprendre certaines tendances de fond également pertinentes pour un marché vaudois où l’offre disponible reste limitée.

Le coût et le rapport qualité-prix deviennent déterminants

Le loyer et le rapport entre le prix demandé et la qualité du logement constituent aujourd’hui des critères déterminants pour environ quatre personnes interrogées sur cinq. Le coût est également le motif de déménagement le plus fréquemment mentionné par les personnes souhaitant changer de domicile.

Pour un propriétaire, ce constat invite à ne pas examiner le niveau du loyer de manière isolée. Les locataires évaluent une prestation d’ensemble : état du logement, surface, confort, équipements, environnement et charges prévisibles. Un appartement correctement entretenu et fonctionnel peut ainsi être mieux perçu qu’un objet comparable dont les équipements vieillissent ou dont les frais annexes paraissent difficiles à maîtriser.

Cela ne signifie pas qu’une amélioration donne automatiquement le droit d’augmenter le loyer. En Suisse, toute adaptation doit respecter le droit du bail et les règles applicables au cas concret. Avant de répercuter le coût de travaux, notamment lors d’une rénovation importante, il est prudent de faire vérifier leur qualification juridique et la méthode de calcul.

Le confort quotidien compte toujours davantage

L’Immo-Barometer souligne que la sensibilité au prix ne fait pas disparaître les attentes en matière de confort. Les locataires accordent notamment de l’importance à l’espace, à l’équipement de la cuisine et de la salle de bains ainsi qu’à la présence d’un lave-linge individuel.

Pour les propriétaires d’immeubles de rendement, cette évolution peut guider la planification des travaux. Les investissements les plus spectaculaires ne sont pas nécessairement ceux qui répondent le mieux aux besoins réels. Des interventions ciblées peuvent améliorer sensiblement l’usage quotidien : modernisation d’une cuisine devenue peu fonctionnelle, remise en état d’une salle de bains, amélioration des rangements, entretien des parties communes ou optimisation de la buanderie.

L’objectif consiste à établir des priorités cohérentes avec la catégorie de l’immeuble, son emplacement, son état technique et le profil des logements. Une gérance immobilière peut notamment s’appuyer sur les demandes récurrentes des occupants, les rapports d’intervention et les états des lieux pour distinguer les améliorations utiles des dépenses moins pertinentes.

La situation et l’environnement restent essentiels

La proximité du lieu de travail, le calme et les espaces verts gagnent également en importance. Les nuisances sonores sont évaluées plus sévèrement, tandis que les transports publics restent le principal critère de localisation relevé par l’étude, même si leur importance a légèrement diminué.

Un propriétaire ne peut naturellement pas modifier la situation géographique de son immeuble. Il peut toutefois mieux valoriser ses qualités existantes : proximité d’un arrêt de transports publics, accès aux commerces, présence d’un espace extérieur, local à vélos ou environnement résidentiel calme.

Lorsque les nuisances constituent un point faible, certaines mesures méritent d’être étudiées lors d’un prochain cycle de rénovation, par exemple l’amélioration de l’isolation acoustique ou le remplacement de fenêtres. Ces travaux doivent être coordonnés avec les besoins énergétiques du bâtiment afin d’éviter des interventions successives mal planifiées.

Trois enseignements pratiques pour les bailleurs

Premièrement, il est utile d’écouter les occupants avant d’établir un programme de travaux. Les échanges avec la gérance, les signalements techniques et les motifs de départ fournissent des informations précieuses sur les attentes réelles.

Deuxièmement, l’entretien régulier protège à la fois la qualité d’usage et la valeur du bien. Reporter de petites interventions peut progressivement dégrader la perception du logement et entraîner des coûts plus importants.

Troisièmement, une rénovation doit être considérée dans son ensemble. Confort, consommation énergétique, niveau des charges, conformité technique, financement et conséquences éventuelles sur les loyers sont étroitement liés. Pour un immeuble de rendement, une décision équilibrée doit donc intégrer aussi bien les besoins des locataires que la stratégie patrimoniale du propriétaire.

Conclusion

L’Immo-Barometer 2026 montre que la satisfaction des locataires demeure élevée, mais qu’elle ne doit pas être considérée comme acquise. Le coût du logement, le rapport qualité-prix, le confort et la qualité de l’environnement influencent directement l’attractivité d’un bien.

Pour les propriétaires vaudois, l’enjeu n’est pas de suivre chaque tendance, mais de maintenir une offre cohérente, bien entretenue et adaptée aux besoins du marché. Une gestion attentive et une planification raisonnée des investissements contribuent ainsi à fidéliser les occupants, à limiter les vacances locatives et à préserver durablement la valeur de l’immeuble.

Sources vérifiées

Les résultats concernent la Suisse entière et non spécifiquement le canton de Vaud. L’article distingue donc les résultats de l’étude des recommandations éditoriales proposées aux propriétaires vaudois.